S’inspirant des kamis, ces divinités qui dans la religion shinto, habitent le moindre recoin de la terre, Suzume propose, par le truchement de ces portes ouvertes, la découverte d’une série de désastres impressionnants. À chaque passage, on plonge dans un univers abandonnés et des ruines où il faut toujours être à l’affût de la moindre trace des fantômes du passé pour pouvoir refermer lesdites portes conduisant à la destruction.
Jouant sur une narration en apparence simple, qui s’inspire aussi bien du symbole de Hiroshima que celui du tsunami récent et de la tradition des séismes récurrents qui a détruit bien des villes, comme de l’histoire et des traditions du shintoïsme, Makoto Shinkai signe un récit prenant, mais qui touche surtout par la force graphique d’une animation brillante avec une mise en scène qui multiplie les points de vue, joue sur des couleurs qui brillent de mille feux. Une réussite du genre !
