Avec un titre qui fait référence à la chanson de reggae Armagideon Time, (écrite et composée par Willie Williams) reprise par les Clash en 1979, James Gray passe en revue, à travers le prisme familial, bien des thèmes : du racisme à l’éducation, en passant par la transmission, la révolte face à l’autorité, la sensibilité artistique. Le tout étant orchestré par un casting des plus solides : d’Anne Hathaway qui campe une mère osant s’affirmer face à un mari autoritaire, à Anthony Hopkins qui joue le grand-père ouvert et qui est une référence pour son petit-fils.
Malgré ses vrais qualités, il manque à ce James Gray une petite flamme, un montage plus nerveux pour emporter pleinement notre adhésion. Son film est fort, c’est indéniable, mais il n’est pas bouleversant ni dans sa réalisation, ni dans sa dramaturgie.
