TV : Diffusions sur Canal+, vendredi 10 mars, à 21h10
KOMPROMAT, de Jérôme Salle – 2h05
Avec Gilles Lellouche, Joanna Kulig, Louis-Do de Lencquesaing, Michael Gor
Mon avis : 3 sur 5
Le scénario ?
Russie, 2017. Mathieu Roussel est arrêté et incarcéré sous les yeux de sa fille. Expatrié français, il est victime d’un « kompromat », de faux documents compromettants utilisés par les services secrets russes pour nuire à un ennemi de l’État. Menacé d’une peine de prison à vie, il ne lui reste qu’une option : s’évader, et rejoindre la France par ses propres moyens…
Et alors ?
Portrait d’un innocent pris dans une terrible chasse à l’homme, Kompromat (un dossier monté de toute pièce) a été inspirée à Jérôme Salle par l’aventure vécue par le Breton Yoann Barbereau qui a raconté son incroyable aventure avec son livre : Dans les geôles de Sibérie.
Jouant sur des décors réalistes dans un monde russe aussi fou qu’impitoyable, Jérôme Salle signe une mise en scène épurée pour concentrer son film sur ce personnage de fugitif qui vit une odyssée incroyable. Il souligne : « Pas d’effets gratuits, pas de “jouets” sur le plateau du genre grue, drone ou innombrables gadgets disponibles. Le film est peu découpé ce qui n’est pas forcément le plus simple car si vous faites un mauvais choix ça se voit tout de suite. »
Indéniablement, ce thriller est porté par un Gilles Lellouche en grande forme et qui est tout à fait crédible dans la peau de ce coopérant devenu victime du pouvoir russe après un spectacle que certains officiels ont jugé tendancieux car évoquant l’homosexualité.
Le cinéaste avait découvert la Russie pour la promotion de Largo Winch au début des années 2000, et il avait été frappé par une atmosphère de violence qui y régnait alors même que le régime de Poutine n’était pas solidement installé.

