L’esprit de bande

Pour autant, les bons sentiments ne font pas les grands films, malgré le solide travail documentaire dont on sent qu’il a nourri le scénario, malgré le travail sur le langage pour le faire sonner juste avec son époque et y ajouter des propos en créole. De fait, passée la première séquence d’ouverture, qui pose les bases du drame qui va se nouer, l’esthétique de Jimmy Laporal-Tresor, avec notamment des tenues qui semblent plus sorties du Golf-Drouot que des années 80, est bien trop propre pour convaincre le spectateur. Et l’histoire est bien trop manichéenne pour parvenir à nous bouleverser vraiment.

In fine, ce film apparaît un peu trop réducteur face à un thème fort et qui aurait mérité un scénario plus surprenant et moins manichéen. On s’attendait à un film « rock’n roll », polémique, comme justement Costa Gavras sait le faire : il est en définitive plus convenu.

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