Un souffle de révolte

Cinéma actualité

IL NOUS RESTE LA COLÈRE, de Jamila Jendari et Nicolas Beirnaert – 1h36
Documentaire
– Sortie : mercredi 7 décembre 2022
Mon avis : 3 sur 5

Le pitch ?

En 2011, les ouvriers de Ford à Blanquefort sauvent leur usine et ses mille emplois. La joie de la victoire laisse rapidement place à de nouvelles craintes de fermeture. Celles-ci finissent par devenir une réalité, jusqu’à l’arrêt définitif des chaînes de montage en 2020. Il nous reste la colère retrace leur dernière année de combat, dressant le portrait d’un groupe emmené par Philippe Poutou.

Et alors ?

« On parle d’une colère froide, celle de l’impuissance organisée des pouvoirs publics, qui se drapent d’indignation mais ne
« peuvent » rien faire. C’est la colère issue des refus et des turpitudes administratives, des réunions à n’en plus finir,
du découragement qui s’en suit pour les collègues et qui se retrouve dans la société. C’est une colère qui n’est pas explosive mais contenue, ravalée parce qu’il n’y a pas de rapport de force qui lui permettrait de réellement s’exprimer »
expliquent Jamila Jendari et Nicolas Beirnaert pour présenter leur documentaire.

Le déclic fut les manifestations provoquées par la loi Travail El-Khomri, d’autant plus mal vécue par les ouvriers qu’elle venait d’un gouvernement dit « de gauche ». Pour l’occasion, Jamile Jendari a quitté son travail à l’institut de sondage IPSOS pour commencer à filmer les manifestations. En allant à Blanquefort, le duo s’est immergé dans le quotidien de la lutte des ouvriers, captant aussi les tensions, au moment de l’irruption des Gilets jaunes, entre les syndicats classiques et les gens en lutte.

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