Pour le reste, la comédie tourne court et, en grand méchant, Benoît Poelvoorde en fait des tonnes et multiplie les grimaces et les séquences les plus invraisemblables s’enchaînent dans une mise en scène des plus cheap. Il faut alors beaucoup d’indulgence pour sourire à certaine situations, certains effets. Le plus réussi étant, peut-être, la scène d’ouverture où le couple de touristes se retrouve plongé dans une scène de combat plutôt musclé et sanguinolente. Ou la scène « gore » dans la maison de campagne avec une Dora Tillier complètement loufoque qui est sans doute le moment le plus réussi de l’opus. Au passage, Alain Chabat parvient à n’exister que par la voix off pour le Chef Didier, un rat en mousse aussi porté sur la « chose » que répugnant.
Bref, un film de potaches dont on espère que les comédiens se sont bien marrés à le tourner… Cela dit, il faut un métier certain pour parvenir à dire des dialogues aussi pauvres dont la formule la plus sophistiquée est « fumer, c’est nul » ! On est loin quand même de l’esprit des Nuls par exemple qui firent les beaux jours de la télé des années 90.
