Roschdy Zem au chevet des siens…

Ce qui est puissant dans le film, c’est que la famille pourrait être celle de n’importe qui, même si les personnages sont d’origine maghrébine. De fait, les relations de Moussa avec ses enfants, les tensions prennent une dimension universelle. Et le film pose alors une question éternelle : toutes les vérités sont-elles bonnes à dire surtout dans le cadre familial où le franc parler peut ouvrir , ou provoquer, des blessures ?

Côté casting, le résultat est solide. Roschdy Zem campe lui-même le frangin qui est « arrivé », connaît un succès médiatique, ce qui le pousse à un égoïsme certain, mais son statut social ne remplace ni la vraie tendresse, ni l’attention aux autres. Un homme qui fait de sa légèreté un art de l’esquive. Quant à Sami Bouajila, il prouve une fois de plus sa capacité à exprimer les sentiments les plus différents, passant de la fébrilité à un abattement total. Outre Maïwenn, très juste dans le rôle de la compagne délaissée, Rachid Bouchareb, Meriem Zerba ou encore Abel Jafri, entre autres, composent ce clan qui est remis en question par l’irruption d’une maladie.

Film très personnel mais à la portée universelle, Les Miens est le film fort et touchant d’un réalisateur aussi à l’aise derrière que devant la caméra et qui a vraiment le vent en poupe. Un opus très personnel.

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