Le voyage dans le temps de tueurs

Bruce Willis ne disait pas le contraire et racontait comment lors d’une prise, il a été bluffé : « On était assis à une table et Joe était en face de moi, j’étais censé lui donner la réplique, mais tout à coup, je me suis surpris à le regarder et j’ai eu un sentiment étrange : c’est vraiment bizarre d’avoir quelqu’un en face de soi qui vous ressemble, mais en plus jeune. C’est un formidable acteur : j’adore sa manière de travailler et je suis emballé par son jeu dans ce film. Il a réussi à adopter mon phrasé et mon élocution, ce qui était à la fois étrange et vraiment judicieux ».

Dans un décor futuriste mais tout à fait réaliste – il faut saluer le travail du chef décorateur Ed Verreaux – l’histoire joue habilement sur la fibre du film intimiste alors même que le scénario nous fait voyager jusqu’en Chine. Si l’intrigue retors et atypique peut parfois faire perdre un peu pied, la mise en scène est solide et tient son monde en haleine, malgré quelques séquences à la violence un peu surlignée. Et une deuxième partie moins rythmée que la première, une magnifique exposition d’un univers de science-fiction.

« Les films de votre époque sont des copies des précédents » dit un personnage de Looper : un ultime clin d’œil du cinéaste au 7ème Art. Un cinéaste qui ne s’est pas contenté de signer une pâle réplique d’un film comme Terminator, mais offre un film de science-fiction assez solide.

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