L’enfant de la coke

Servi par une photographie très belle, dans les atmosphères nocturnes notamment, signée Gert Stas, Dealer crée d’emblée une atmosphère oppressante et lourde autour des pérégrinations nocturnes du jeune Johnny qui rêve aussi de devenir acteur. Le réalisateur a eu la main heureuse en dénichant le jeune acteur belge Sverre Rous, au jeu d’une étonnante maturité comme on le voit dans la séquence du casting dont on se dit qu’elle aurait pu être celle pour ce film.

Malgré ces vraies qualités, Dealer connaît ses propres limites et une mise en scène enlevée ne peut suffire pour servir un histoire où certaines séquences sont un peu racoleuses et d’une violence parfois gratuite n’apportant pas grand chose de plus à l’économie du récit. Les relations de Johnny et de sa mère auraient pu être plus fouillée et donner plus d’épaisseur à la trame de l’histoire par exemple…

Par sa mise en scène, le film est fort, il aurait pu l’être encore plus avec moins de stéréotypes et des personnages psychologiquement plus étoffés.

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