Shawn Linden sait construire un certain suspense et tout le début de la traque au loup nous tient en haleine. Là où cela se gâte, c’est avec l’irruption de cet étranger grièvement blessé, que recueille Anne – Camille Sullivan est très bien dans la peau de cette femme qui a fui par amour la civilisation et affronte tous les dangers- pour le soigner, et dont on sent vite qu’il n’est pas un pèlerin très catholique.
À cet instant, l’histoire bascule vers un film de genre, un film d’épouvante où tout devient rapidement dément. Le sang coule flots, la violence est tapie derrière le moindre piège à loups et l’horreur est de mise jusqu’à la séquence finale qui finirait par faire plus rire que trembler tant où est surjoué. L’histoire sombre alors dans le ridicule le plus pesant.
La cabane au Canada n’est définitivement plus seulement un tube de Line Renaud, mais on peut préférer une certaine candeur de la chanson à ce déchainement de violences gratuites…
