Par l’entremise de très nombreuses images d’archives où l’on sent la gêne de Brad Pitt devant des journalistes qui en rajoutent sur son physique avantageux, Adrien Dénouette et Thibaut Sève décrivent par le menu son ascension. Ainsi, même s’il a joué dans des superproductions comme Troie, Brad Pitt a su prendre des virages audacieux dans des films comme The Tree of Live et Ad Astra et est devenu aussi un producteur audacieux qui a supporté des films comme 12 Years a Slave, et se montrant d’une fidélité absolue avec des réalisateurs comme Andrew Dominik (auteur, entre autres, de L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford). Une star qui a remporté son premier Oscar en 2020 : celui du second rôle dans Once Upon a Time, de Questin Tarantino (ci-dessous).
S’il a réussi à écorner son image de star la plus sexy du monde avec des rôles plus noirs (dans Fight Club et Snatch notamment), Brad Pitt a ainsi conquis une certaine liberté de mener sa vie d’artiste comme il le souhaitait et de se frotter à des défis cinématographiques avec des films comme Seven notamment..
Comme si l’enfant d’une famille croyante du Missouri, devenu acteur célèbre par sa simple présence et sans jamais avoir pris de cours, avait toujours du mal avec ce statut médiatique, le confrontant sans cesse, comme le rapportent certains réalisateurs, à la presse people. C’est le cinéaste James Gray qui dit de lui : « C’est une star du cinéma mais il n’est pas à l’aise avec. » Au demeurant, Brad Pitt a su travailler et se remettre en question pour parvenir au statut qui est, aujourd’hui, le sien, ne se laissant pas enfermer dans l’image de l’acteur à la belle gueule.
Ce très solide portrait permet de mieux comprendre l’homme Brad Pitt intime, loin des images d’Épinal si chères à Hollywood.

