Les autres films à l’affiche montrent la variété d’inspiration de la nouvelle génération de cinéastes. Dans L’Inventaire, Darko Sinko rencontre le cauchemar dans lequel est plongé un père tranquille, le jour où quelqu’un lui tire dessus alors qu’il travaille à son bureau en fin de journée. Le voilà contraint de mener sa propre enquête en sombrant dans une certaine paranoïa. Changement de registre avec L’Orchestre, de Matevz Luzar, un film (ci-contre) suivant le voyage d’une fanfare slovène se rendant dans une petite ville autrichienne à travers le parcours de différents personnages… Ce film choral exploite avec bonheur le noir et blanc et offre de belles séquences nocturnes jouant enfin sur une mise en scène inspirée multipliant par exemple les points de vue pour saisir tous les membres de l’orchestre se donnant en spectacle dans un ballet bien réglé.
Côté courts métrages, la parole est donnée à des réalisatrices slovènes qui prennent partis en tournant des opus résolument tournés vers les femmes avec des films comme La Vie sexuelle de Marie, Urska Djukič une plongée dans la jeunesse et les souvenirs d’une grand-mère ou encore Sestre de Kukla, qui dresse le portrait de trois ados qui se sont jurés de rester vierges et se battent souvent avec les jeunes de leur quartier.
Ce Festival offre ainsi un coup de projecteur salutaire sur un pays qui a vu l’éclosion d’une nouvelle vague de cinéaste slovène au moment de l’indépendance du pays.
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