La croisière ne s’amuse plus…

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Sur les écrans le 28 septembre, Sans filtre de Ruben Östlund a permis au cinéaste de recevoir sans deuxième Palme d’or. Comédie satirique sur la lutte des classes, ce film met en présence Harris Dickinson et Charbi Dean Kriek, dont la mort soudaine cet été, a assombri la sortie de l’opus.

Après The Square, en 2017, chronique décapante sur le monde de l’art contemporain, Ruben Östlund n’a pas baissé la garde. Avec Sans filtre, il signe un nouvelle film-fleuve (2h30) où il s’attaque au monde de la mode et des ultra-riches. Le pitch ? Après la Fashion Week, Carl et Yaya, couple de mannequins et influenceurs, sont invités sur un yacht pour une croisière de luxe. Tandis que l’équipage est aux petits soins avec les vacanciers, le capitaine refuse de sortir de sa cabine alors que le fameux dîner de gala approche. Les événements prennent une tournure inattendue et les rapports de force s’inversent lorsqu’une tempête se lève et met en danger le confort des passagers.

Si le film a partagé les avis sur la Croisette, c’est la mort subite de son actrice principale, Charlbi Dean Kriek, en août dernier, une mannequin sud-africain figurant toujours sur l’affiche du film, qui a marqué les esprits à la veille de la sortie de l’opus. Une disparition prématurée d’une jeune femme de 32 ans, décédée peu après son admission dans un hôpital new-yorkais de complications pulmonaires. Dans Le Journal du dimanche, Ruben Östlund déclare : « On devait assurer la promotion du film ensemble cet automne. Charlbi me manque. On a tellement ri pendant le tournage. Elle tirait tout le monde vers le haut, en insufflant beaucoup d’énergie. J’ai été bluffé par sa précision, elle était capable de livrer des prestations différentes, nuancées, d’une prise à l’autre. »

Sur l’écran noir de nos mémoires, Charlbi Dean Kriek survivra grâce à cette satire épicée.

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