Si certains témoignages sont inattendus – notamment quand, évoquant une amitié tardive avec Jean-Paul Belmondo, Pierre Richard raconte, devant son complice hilare, la manière dont Depardieu a poussé à bout Veber par ses talents de pétomane- ce portrait demeure en surface et reste du niveau d’une sympathique hagiographie. Certes il y a quelques anecdotes étonnantes sur la cuisine d’un film – ainsi Lino Ventura ne voulait pas jouer avec Jacques Villeret – pour autant ce portrait d’un artiste aussi décalé que Pierre Richard reste une sorte d’ébauche.
L’homme Richard est trop complexe pour le réduire à une machine à gag et à ces personnages lunaires à souhait.
