Si le film n’évite pas le piège de hommage-clin d’œil au film de genre, avec quelques scènes un peu redondantes, et des mutilations (de Gloria) qui frisent le grand guignol, il tient quand même le spectateur en haleine, notamment parce que Mélanie Doutey campe avec subtilité la fille de l’éditeur qui découvre soudain les mensonges d’un mari hanté par son passé. Sans forcer le trait -ce qui fait un grand contraste avec Poelvoorde- elle exprime le drame intérieur vécu par cette jeune femme malheureuse et amoureuse.
Bref, si ce sombre polar ne tient pas toutes ses promesses, la mise en scène imprime un certain rythme à l’histoire et l’on se laisse prendre au jeu des acteurs qui auraient parfois pu être mieux dirigés. Et il y a quelques moments assez inventifs comme les séquences évoquant le chien, notamment quand il est contraint de porter une muselière… et que la fille de la maison s’amuse à porter l’objet. Tout un symbole.
