Dès les premières images du documentaire où un reporter suit Diana encore inconnue alors qu’elle travaille comme assistante dans un jardin d’enfants, on mesure combien sa relation avec les média sera complexe, et deviendra des plus tendues après notamment sa séparation avec le prince Charles, et une crise conjugale vécue en direct (ou presque) à la télévision. La séparation en 1992 et le divorce acté en 1996 font d’elle une héroïne romantique, qui évoque même ses relations adultérines lors d’une interview télévisée avec Martin Bashir pour Panorama. Enfin, son accident de voiture, alors qu’elle est poursuivie par les paparazzis, en fera à jamais l’icône tragique de cette fin de siècle.
La force du documentaire tient à la grande quantité de matière et d’images mises au service de ce portrait d’une princesse pas comme les autres et d’une femme qui affichera ses désirs d’indépendance alors que la monarchie britannique préfère régler ses tensions familiales en huit clos, loin des caméras. Si parfois le documentaire aurait pu se dispenser de quelques séquences de qualité moindre et qui’ n’apporte rien de plus à la narration, il n’en demeure pas moins un portrait sensible et fort d’une si médiatisée et médiatique princesse
