Une saga anglaise

Grâce à une mise en scène à la David Lean – le Palais devient un personnage central du film tant le décor est bien utilisé- Guringer Chadha retrace par le menu les heures violentes qui ont conduit à la partition des Indes, et elle montre notamment comment Lord Mounbatten, abusé par Churchill va créer le chaos en croyant permettre la paix. Hugh Bonneville (Downton Abbey) apporte une touche personnelle à ce personnage complexe, un peu en rondeur mais on remarque surtout la prestation de Gillian Anderson absolument remarquable dans le rôle de son épouse Edwina. Plus subtile politiquement, elle impose, petit à petit, sa présence humaniste dans cette fresque historique fort réussie.

Évoquant son « modèle », David Lean, la cinéaste conclue : « J’adore ces vastes épopées anglaises. Je trouve que c’est triste qu’on ne tourne plus ces films populaires à grand spectacle car ils nous permettent, d’une certaine façon, de définir notre identité nationale. Ils nous éclairent sur ce que nous sommes en se penchant sur notre histoire pour mieux décrypter le présent. C’est exactement ce que j’ai cherché à faire avec ce film : toucher le plus grand public possible et lui rappeler cet événement majeur largement oublié aujourd’hui. »

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