Là où le cinéaste marque sa différence, c’est sur le plan des personnages. De fait, Fritz Lang offre à Randolph Scott un des rôles les plus forts de sa carrière avec cette figure du truand qui tente de se racheter en retrouvant une carrière « normale » et en fuyant ses complices avec lesquels il a pourtant des liens qui dépassent ceux unissant une bande de voyous.
Il y a aussi le personnage savoureux du cuistot (Chill Wills) embarqué dans une aventure dont il ne voulait pas entendre parler : la séquence où il demande au toubib (très bien campé par John Carradine) d’ausculter son postérieur brûlé vaut le détour. Et l’humour de ses apparitions ont des airs de western à la John Ford.
Certes, ce western n’est pas le plus grand film de Fritz Lang, mais il s’en dégage un charme certain. Un solide divertissement.
