La peur du loup

Juste avant le succès inattendu de Gremlins qui lui offrira la consécration, Joe Dante s’amuse à jouer ici avec les codes du genre, y compris les séries Z dans la manière qu’ont parfois les acteurs à outrer le jeu. Dès le début du film, avec l’enquête à suspense, on sent que Joe Dante prend son temps pour distiller une atmosphère lourde et la séquence du sex shop a des résonances avec Le Voyeur.

La musique de Pino Donaggio est présente sans être envahissante comme trop souvent dans les films d’horreur. Quant à John Hora, il signe une photographie solide et la séquence finale d’incendie conserve toute sa puissance à l’image avec des plans qui décrivent une atmosphère infernale.

Un film d’horreur qui, à juste titre, a marqué les esprits à sa sortie, illustrant une formule martelé par John Carradine qui campe un vieux cowboy : « On n’apprivoise pas ce qui est né sauvage ».

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