De fait, alors qu’il prend la défense d’un meurtrier en fuite, Valerio secoue l’ordre bien établi et se dresse aussi bien devant la police que devant le bourgeoisie. Et Buñuel de signer quelques portraits saisissants comme celui du commissaire, un vrai pourri, qui a pourtant placardé dans son bureau un Christ de Dali.
Enfin, il y a l’histoire d’amour à contre courant des mœurs de l’époque et qui propose à Lucia Bosè un rôle fort, et dont la beauté surnaturelle illumine l’histoire. Un mélodrame qui n’est sans doute pas le meilleur film du cinéaste espagnol mais offre un beau rôle à Georges Marchal que Buñuel retrouvera dix ans plus tard dans Belle de jour. À signaler aussi la présence du comédien-chanteur trop tôt disparu : Giani Esposito. Pour l’anecdote, le titre du film adapté du roman éponyme signé Emmanuel Roblès, , est emprunté à la dernière réplique de Électre, de Jean Giraudoux.
