L’intérêt dans ce film, c’est qu’ Olivier Assayas ne joue sur aucun manichéisme et Cuba et les États-Unis ne sont pas plus encensés l’un que l’autre. Les dirigeants avec un cynisme consommé n’hésitent pas à sacrifier les soldats de l’ombre, selon des intérêts qui peuvent changer du jour au lendemain.
SI le film est parfois un brin théorique, il montre bien la cruauté des jeux de pouvoir et la distribution – Penélope Cruz en tête dans le rôle de la victime d’un jeu qui la dépasse – est des plus solides. Un thriller d’espionnage efficace dans lequel le cinéaste a soigné les détails, notamment dans le jeu des accents.
