Avec ce film, les vicissitudes de la vie de couple à la sauce belge donnent lieu à un sacré embrouillamini. Le duo de réalisateurs raconte : » Trop souvent, le couple devient une compétition d’egos…. Les “je” se perdent dans un “nous” approximatif, et toujours, un des deux survit mieux que l’autre. Si l’un des deux tente de prendre le dessus, pour faire exister ses envies avant celles de l’autre, l’autre doit combattre, ou accepter la seconde place. C’est ce qu’a fait Francis, le protagoniste du film, il a accepté l’autorité de sa femme Martine (Vanessa Guide). Et cette acceptation de la soumission a conduit Martine à le mépriser profondément.. Elle le maltraite verbalement, le rabaisse quand elle en a l’occasion, elle veut même le quitter, mais Francis a décidé qu’il en serait autrement. Il va recoller les morceaux et il sait comment faire. Quand on est blessé, humilié, on commet des erreurs, en tous cas c’est lui qui le dit. »
C’est fou, c’est surréaliste, c’est anar à l’image d’une affiche qui se moque de toutes les convenances. Une comédie berzingue qui peut tout susciter sauf l’indifférence. En tout cas, le conformisme n’y est pas de rigueur et c’est un objet filmique joyeusement révolté pour commencer l’été.
