« Mon intention était donc de donner à ressentir qu’ils vivent chacun dans un monde soumis à l’isolement : qu’il s’agisse de l’espace intérieur de la Loca ou de l’espace social public d’un pays vivant sous une dictature », confie Rodrigo Sepúlveda. Le titre original du film provient au demeurant d’une chanson sentimentale, Tengo miedo torero, et le réalisateur souligne « Je pense que Tengo miedo torero est une chanson qui met en lumière le drame intérieur de La Loca. La Loca sait que chaque fois que Carlos n’est pas avec elle, il est en danger, de la même manière qu’ un torero met sa vie en danger à chaque fois qu’il va se produire dans l’arène. »
Grâce à la photographie vintage et aux couleurs saturées, œuvre de Sergio Armstrong, le chef opérateur habituel de Pablo Larrain, Je tremble ô matador offre une réalisation splendide. Une œuvre politique et sensible qui touche de bout en bout.
