Grégory Gadebois aux fourneaux

Pour donner vie au personnage de Manceron, cet artisan consciencieux, généreux et épris de liberté, il fallait un comédien au jeu délicat. Une fois de plus, Grégory Gadebois prouve la finesse de sa palette dans un rôle qu’il habite de la tête au pied avec l’incroyable humanité qui se dégage de sa personne dans une grande économie de jeu. Commentaires de Eric Besnard : « J’aime la fragilité de Grégory, sa douceur, cette part d’enfance qu’il garde, et ses mains que j’ai beaucoup regardées parce que je savais que j’allais beaucoup les filmer. Des mains puissantes et délicates qui me permettaient à nouveau de traiter de la fragilité masculine. »

Face à lui, Isabelle Carré est cette jeune femme mystérieuse qui débarque dans sa vie et lui réserve quelques surprises. Côté aristos, Guillaume de Tonquédec est convaincant, tout comme Eric Lavernhe qui symbolise bien les dérives d’une caste se croyant au-dessus de tout et de tous. Et qui n’hésite pas à humilier les humbles au gré de ses humeurs.

Une histoire prenante, très originale et d’une grande finesse. Une plongée inattendue dans l’histoire des fourneaux, portée par des comédiens trois étoiles.

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