Double vie

L’astuce psychologique du film – et on ne retrouve pas cela dans le roman anglais de Wilkie Collins qui a inspiré le film – c’est d’éviter tout manichéisme. Le parcours sinistre de la jeune Nélie permet ainsi « d’excuser » cette volonté de s’en sortir quitte à piquer l’identité d’une autre, quitte à la menacer. Et Rose est sans doute plus complexe que son rôle de simple victime.

Sujet toujours d’actualité, avec, en toile de fond cette volonté de revanche sociale, La Place d’une autre repose sur la composition tout en finesse de Lyna Khoudri, exprimant une grande palette d’émotions, face à Sabina Azéma, toujours à l’aise, mais sans vraie surprise, dans le rôle de grande bourgeoise un peu « perchée ». Avec une fin « inventée » pour le besoins de cette chronique sociale, ce film mérite un arrêt sur images.

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