Une douloureuse initiation sentimentale

C’est dans l’affrontement psychologique du narrateur qui construit le récit sur une mémoire fragmentée qu’Été 85 est le plus réussi, alternant les scènes de douceur aux instant plus violents, notamment quand l’accident survient.

Là où le film déçoit un peu, c’est dans une mise en scène sage, manquant de rythme, voire d’éclat. On est loin de la réalisation audacieuse d’un opus comme Frantz ou du classique Sous le sable. La volonté du réalisateur de jouer sur les codes du « teen movie » est peut-être aussi la cause de cette déception qui n’empêche pas ce conte cruel de la jeunesse de nous toucher.

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