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DE GAULLE, de Gabriel Le Bomin -1h50
Avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet
– Diffusion sur France 2, dimanche 8 à 21h10 –
Mon avis : 2 sur 5
Le pitch ?
Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne de Gaulle, est son premier soutien, mais très vite les évènements les séparent. Yvonne et ses enfants se lancent sur les routes de l’exode. Charles rejoint Londres. Il veut faire entendre une autre voix : celle de la Résistance.
Et alors ?
L’entreprise était louable : retracer le parcours du général De Gaulle durant l’année charnière de 1940 où l’homme joue son va-tout jusqu’au fameux appel du 18 juin qui marquera un tournant historique dans l’histoire de France. Auteur d’une série documentaire sur la France libre, Gabriel Le Bomin avait bien entendu « croiser » le personnage de De Gaulle avant de décider de lui consacrer ce long métrage. Il souligne : « (…) Avec Valérie Ranson-Enguiale ma coscénariste, nous sommes vite tombés d’accord sur le fait que nous ne pouvions pas raconter toute sa vie car il y a plusieurs de Gaulle en un. Alors, par où l’aborder ? Ce qui nous a intéressé c’est le de Gaulle « illégitime » : l’homme de juin 1940, celui qui dit « non ». C’est sans doute le moment de sa vie où il est le plus fragile, le plus intéressant donc le plus humain… Car sous tendu à ce projet, il y avait l’ambition d’accéder à l’intime. »
Le film est réussi quand il évoque les relations de cet homme de 50 ans, dont la carrière militaire plafonne au grande de colonel, avec son épouse et à sa petite fille trisomique, Anne, à un moment de sa vie où il fait un « saut dans l’inconnu ». Un moment d’engagement personnel et donc d’extrême solitude dont on mesure bien ici le côté aventureux.

