Une longue vengeance

On peut trouver la description des soldats anglais, montrés comme de fieffés salauds, un peu caricaturale, mais cette impitoyable chevauchée dans des décors magnifiques et des paysages aussi sauvages qu’inhospitaliers tient en haleine le spectateur. Et offre un très beau portrait d’une femme qui, même si elle a vécu le pire, se bat pour sa dignité et la mémoire des siens.

En prime, la mise en scène est solide et mise au service la violence psychologique qui sert de fil conducteur au scénario, sans qu’une musique tonitruante ne vienne tout surligner. In fine, il faut saluer le jeu de Aisling Franciosi qui, à travers les gros plans sur son visage, parvient à exprimer toute une palette de douleur et d’effroi. Une actrice qui porte le récit de bout en bout.

Ample et bien documenté, ce film est un pamphlet politique que l’on n’attendait pas. Il a remporté un mérité Prix spécial du Jury au Festival de Venise. À redécouvrir.

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