L’étonnante enfance de Lincoln

Et le rôle de Sarah, la nouvelle femme de Tom Lincoln – Diane Kruger est lumineuse – va devenir essentiel quand elle relève le défi d’instruire Abe, malgré ses réticences, comme s’il était son propre garçon. A.J. Edwards raconte comment il a opté pour raconter une histoire familière : « Tout est basé sur l’entretien réalisé au tournant du XXe siècle par Eleanor Atkinson avec Dennis Hanks, le cousin de Lincoln, au cours duquel celui-ci avait longuement parlé de sa vie et, en particulier, de sa jeunesse dans l’Indiana. »

S’inscrivant dans la lignée d’un Terence Malick dans la manière de filmer lentement la nature, faire entendre aussi bien le bruit d’un torrent que le son d’une hache qui fracasse un arbre, A.J. Edwards signe une mise en scène étonnante dans un noir et blanc qui pousse le récit vers une forme d’épure et d’abstraction.

C’est un film gonflé, austère mais c’est un exercice de style assez brillant.

Laisser un commentaire