Laurel et Hardy en politique

Certes la bande des féministes n’est pas des plus subtiles, certes certaines saynètes ont des allures de sketches mais le duo collé (ne dévoilons rien de plus) formé par Macaigne et Cohen déambule dans un univers bricolo-déjanté dans lequel certaines répliques font mouche (la scène où Jonathan Cohen veut la jouer « peuple » avec son chauffeur est très réussie, tout comme celle où il s’offusque de le voir garé sur une place handicapé), mais cette comédie politique, irrévérencieuse en diable, fait penser à du Mocky et à du Blier (en plus sage ).

Il faut aimer ce style loufoque et « hénaurme » pour embarquer dans cette satire politique qui est à l’image d’une présidence marquée par le « en même temps » – un slogan aussi vide que compréhensible – et qui manque cruellement de colonne vertébrale politique. Et puis, Vincent Macaigne sait toujours imprimer à ses personnages un certain grain de folie avec son jeu lunaire et, face à ce quadra de la politique campé avec cynisme par Jonathan Cohen, passé par toutes les couleurs, cette naïveté trouve un idéal terrain d’expression.

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