Le grand cirque des nazis…

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FREAKS OUT, de Gabrielle Mainetti – 2h21
Quatre figures de cirque dans un monde d’Apocalypse
Avec Franz Rogowski, Claudio Santamaria, Pietro Castellito, Aurora Giovinazzo
– Sortie : mercredi 30 mars 2022
– Mon avis : 3 sur 5

Le pitch ?

Rome, 1943, sous occupation nazie, la Ville éternelle accueille le cirque où travaillent Matilde, Cencio, Fulvio et Mario comme phénomènes de foire. Israel, le propriétaire du cirque et figure paternelle de cette petite famille, tente d’organiser leur fuite vers l’Amérique, mais il disparaît. Privés de foyer et de protection, dans une société où ils n’ont plus leur place, les quatre « Freaks » vont tenter de survivre dans un monde en guerre…

Convaicant ?

Sous la forme d’une récit débridé, le cinéaste aborde la question de la folie nazie à travers les aventures de ces baladins dans un monde dominé par les sbires de Hitler. Gabrille Mainetti souligne : « Freaks out » est né d’un défi : raconter une aventure, une histoire de passage à l’âge adulte, tout en menant une réflexion sur la diversité, avec pour fond l’une des périodes les plus sombres du XXe siècle. Nous avons abordé la Rome occupée de 1943 avec émotion et respect, mais aussi en recourant à une fantaisie sans limites. C’est ainsi que sont nés les quatre monstres. Ce sont des individus uniques qui vivent une histoire qui les dépasse. »

Avec un hommage appuyé et évident à Freaks, le chef d’œuvre de Tod Browning, le cinéaste ajoute la notion des superpouvoirs (au féminin qui plus est), mais prend garde que ses personnages conservent un côté humain, « normal » avec leurs émotions, leur sensibilité, comme le prouve leur combat pour libérer Israel de son convoi vers la déportation. Et le cinéaste de souligner : « Ces gens refusent toute forme d’apitoiement sur soi ; ils vivent comme des êtres humains et non comme des monstres. »

Et, indéniablement, sa mise en scène a du souffle et livre quelques moments hallucinants que soit la scène du bombardement où les courses poursuites au milieu des gens du cirque. La caméra, mobile à l’extrême, imprime alors au récit un rythme parfois fou avec des plans audacieux.

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