Sharon Stone, ange de la vengeance

Pour la couleur locale, Sam Raimi a tourné à Mescal, en Arizona, dans les décors de Josey Wales hors-la-loi, ce Clint Eastwood notamment. Dans ce cadre sauvage, Sharon Stone campe cet ange de la vengeance qui affronte John Herod qui l’a contraint, enfant, à un geste qui l’a marquée à jamais. John Herod est campé avec le brio qu’on lui connaît pas un Gene Hackman, impeccable jusqu’au bout de la gâchette dans son comportement de roitelet sadique et implacable.

Lorgnant côté mise en scène du côté du western spaghetti avec ces gros plans accompagnés de grand angle, une musique originale signée Alan Silvestri qui renforce les effets dans les scènes d’action, Sam Raimi a porté aussi un soin tout particulier aux colts qui sont « l’autre » personnage du film. C’est le maître d’armes Thell Reed qui a trois mois durant entraîné les acteurs et le résultat à l’écran est des plus crédibles, trafiquant certains flingues dans sa piscine pour leur donner un aspect ancien.

Si le film n’a pas eu le succès escompté à sa sortie, il apparaît aujourd’hui comme un hommage vibrant au western, comme le raconte un document dans les bonus de l’édition en DVD. Et un étrange western féministe…

(*) L’Atelier d’images

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