Chez les fêlés du 3ème Reich

Et puis, il y a une sacrée distribution. Il fallait un sacré culot pour offrir à Gregory Peck le rôle de l’ordure médical du 3ème Reich, le célèbre docteur Mengele qui, ayant prélevé des cellules vivantes sur Hitler les a injectées à plusieurs femmes pour permettre à son chef vénéré ( son salon est plein de ces représentations) d’être immortel ou presque. Pour Gregory Peck, étonnant quand Mengele laisse voir son vrai visage violent, ce rôle était le seul méchant de sa longue carrière.

L’autre idée surprenant, c’est de confier le rôle du vieux chasseur de nazi à Laurence Olivier qui venait de tourner, en 1976, un nazi pourchassé par Dustin Hoffman dans Marathon Man. Malade sur ce tournage – une grave maladie musculaire limitait terriblement sa gestuelle – le grand acteur s’en tire plus qu’avec les honneurs. L’année de la sortie du film, il remporta le prix du Meilleur Acteur de la National Board of Review.

Quant à James Mason, il apporte sa froideur glaciale à cette communauté de fêlés qui veulent voir des clones d’Hitler reprendre le monde en main. Et qui office comme d’autres anciens dignitaires du Reich dans des pays qui soutiennent ou planquent ces nostalgiques des nazis. Un film d’une redoutable efficacité…

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