Quant à François Cluzet, il est surprenant dans cet emploi inattendu où il s’est donné à fond dans un rôle des plus physiques. Un registre qui l’a poussé à accepter ce rôle sans discuter. Il raconte : « C’est la raison pour laquelle ce rôle est l’un de mes préférés : je suis venu au cinéma pour faire des films d’action, et pas du tout des films d’auteur. » Il a dû ainsi se jeter à poil dans un lac à 5h du matin par un froid glacial ou assurer la course-poursuite fort dangereuse et qui a nécessité l’utilisation de pas moins de huit caméras. « Quand Guillaume m’a dit » il va falloir courir « , j’étais fou de joie. Je me suis entraîné, tout ce qui importait était d’y aller à fond. Et c’est comme ça que je l’ai joué » conclue François Cluzet.
C’est Mathieu Chédid qui a signé la bande originale de ce film pour lequel Guillaume Canet voulait une musique légère. Il a composé ladite musique en direct, improvisant en découvrant les images. « Ce film m’a permis d’assouvir un fantasme: écrire de la musique sur des images à l’instinct, de façon non réfléchie. Je rêvais de faire ça... », déclarait M à la sortie.
Si les flash-back sont un peu mous eu égard au reste du film, Canet signe ici un polar efficace en sachant s’appuyer sur un casting solidement composé.
