Il était une fois…Beineix

Hommage


Un homme d’images et d’une certaine esthétique.

Ce réalisateur avait marqué le cinéma des années 80 avec des films comme Diva ou La Lune dans le caniveau. Jean-Jacques Beineix vient de disparaître. Souvenirs, souvenirs…

Avec Diva, une subtile évocation du milieu de l’opéra sous la forme d’un thriller à l’esthétique raffinée, il avait surpris les aficionados de cinéma dans les années 80 par son stylisme, son sens du montage, sa direction d’acteurs. Même si certains l’accusèrent de tourner à la manière des clips, cet opus valut à son auteur le César mérité de la meilleure première œuvre.

Si La Lune dans le caniveau, à la belle réalisation mais à l’histoire un brin confuse, avait décontenancé son monde et fut un échec critique et en salles, 37°2 le matin, adaptation du roman éponyme de Philippe Djian, allait symboliser l’esprit d’une génération. Il avait ainsi permis à Béatrice Dalle de dénicher son premier rôle, tant cette histoire de folie et d’amour sut toucher un large public.

Jean-Jacques Beineix avait aussi dirigé des gloires du 7è Art, tel Gérard Depardieu, Richard Bohringer et Yves Montand. Avec IP5, l’histoire d’un voyage initiatique entre deux adolescents de banlieue et un ermite promeneur mystérieux, Montand trouvera son dernier rôle, emporté par un infarctus à quelques jours de la fin du tournage, ce qui provoqua un début de polémique qui laissa des traces malgré l’intervention de Carole Amiel, l’ultime compagne du comédien. « La polémique a été très injuste pour Jean-Jacques qui avait pris toutes les précautions. Les Français ont été tellement choqués, surpris et tristes qu’il a fallu trouver un coupable », expliquera-t-elle plus tard dans une interview au Parisien-Aujourd’hui en France.

Laisser un commentaire