Au départ, dans la scène du grillage à la frontière avec le Mexique, le spectateur a le sentiment que cela va tourner au jeu de massacre. Mais, petit à petit, on glisse vers une errance de cet ancien marine que la mort de son épouse a laissé par terre et l’atmosphère du film fait nettement plus penser au climat de Un monde parfait. Malgré cette poursuite impitoyable, le vieux marine prend le temps de partager avec un hamburger avec le petit mexicain, tout en lui apprenant à tirer avec un lourd automatique et ses errances pour fuir les tueurs du cartel permettent quelques jolies séquences dans l’Amérique dite profonde.
Il est vrai que, lorsque les armes servent de seuls dialogues entre les personnages, la mise en scène est certes classique, mais d’une grande efficacité. Et, à 69 ans, Liam Neeson garde une belle dégaine et reste capable de tenir la route quand l’action devient un élément incontournable du récit.
