Guediguian : son pas de danse en Afrique

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Provisoirement, Robert Guédiguian a abandonné sa bande de copains pour tourner Twist à Bamako, sur les écrans le 5 janvier. Il y raconte le Mali festif et politique des années 60.

Twist à Bamako, c’est l’histoire de l’irruption de la musique sur la scène politique malienne. L’histoire ? Nous sommes en 1962. Le Mali goûte son indépendance fraîchement acquise et la jeunesse de Bamako danse des nuits entières sur le twist venu de France et d’Amérique. Samba, le fils d’un riche commerçant, vit corps et âme l’idéal révolutionnaire : il parcourt le pays pour expliquer aux paysans les vertus du socialisme. C’est là, en pays bambara, que surgit Lara, une jeune fille mariée de force, dont la beauté et la détermination bouleversent Samba. Samba et Lara savent leur amour menacé. Mais ils espèrent que, pour eux comme pour le Mali, le ciel s’éclaircira…

C’est en voyant à l’automne 2017 l’exposition des photographies de Malick Sidibé, « Mali Twist », à la Fondation Cartier, que le cinéaste de l’Estaque a eu envie de s’intéresser à la jeunesse du Mali dans les années 60. Commentaires de Robert Guédiguian :  « Cette histoire de jeunes gens idéalistes qui veulent créer un État socialiste après l’indépendance tout en dansant le twist et le rock’n’roll, ressemble à ma propre histoire. Si Bamako ou Marseille en modifie la forme, le fond est strictement identique. »

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