Tensions près du tarmac..

Utilisant avec un talent certain le décor aseptisé de l’aéroport comme décor principal de cet affrontement, Kike Maillo se sert aussi de Paris mais sans jouer sur les codes de la carte postale : on y voit surtout la grisaille, les embouteillages (un élément déclencheur de l’histoire) et les immeubles impersonnels. Et de facto la couleur dominante du film reste le gris, la couleur passe-partout qui confère à l’ensemble une mélancolie certaine.

Incontestablement, il a trouvé avec l’acteur polonais Tomasz Kot (qui était remarquable dans Cold War) un comédien tout à fait convaincant dans ce personnage d’architecte dépassé par cette rencontre. Quant à Athena Strates, il l’a dénichée en Afrique du Sud et elle sait passer de façon étonnante d’un état à l’autre.

Si ce thriller est parfois froid, n’évite pas certaines longueurs dans les échanges et certaines coquetteries dans la mise en scène (autour du thème aquatique notamment), A perfect enemy est un récit dont l’étrangeté ne peut laisser indifférent.

Laisser un commentaire