Côté distribution, c’est un sans-faute. Catherine Deneuve affiche une beauté qui semble éternelle, même quand, recouverte d’une peau de bête, elle semble une pauvre fille abandonnée en pleine campagne. Delphine Seyrig est, une fois de plus, royale avec ce timbre de voix unique au cinéma. Et aussi bien Jean Marais que Jacques Perrin sont à l’unisson. Pour l’anecdote, un invité inattendu fit halte sur le plateau : Jim Morrison. De passage en France, il a passé quelques jours sur le tournage à Chambord pour venir rendre visite à son amie, Agnès Varda, la compagne de Jacques Demy.
Avec Demy, la musique n’est jamais loin et Peau d’âne offre une séquence de cuisine entrée dans les annales du 7è Art : celle où l’héroïne cuisine un cuisine un cake d’amour, en donnant de la voix… Dans L’Âge des possibles, Pascal Ferran a rendu hommage à ce film : ses personnages reprennent des chansons que l’on entend dans le film original. Un conte moderne intemporel, je vous dis …
Une analyse qui ne manque pas de sel.
