Un western crépusculaire mais plat

Au cours de ses errances, notre tueur assermenté croise une galerie de personnages plus invraisemblables les uns que les autres et des pèlerins qui vont du bar au lit d’une professionnelle dans un univers où les dames passent plus de temps sur le dos qu’en position de prière. Même si, au détour d’une séquence, un plan accroche l’œil, le choix des lumières confère à la scène une intensité certaine, la noirceur finit par tuer la noirceur car on devine assez vite où le cheval du mercenaire nous conduit. Le film se résume alors à une suite de séquences violentes ponctuées d’intermèdes où le pain de fesses est de rigueur.

En prime, il y a même des moments où, lorgnant côté violence, sur une mise en scène à la Sam Peckinpah, Tim Sutton ne parvient pas à être crédible et il faut vraiment qu’un des protagonistes, Cal, tirent comme un cochon pour manquer sa cibles avec une mitrailleuse lourde !

Les paysages ont beau être magnifique, les décors soignés, et certains passages bien réalisés : pour autant, cette chevauchée-là n’a rien de fantastique.

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