Une vie en peintures

Asia Argento lui prête sa voix. Par la présence de la comédienne et réalisatrice italienne, en narratrice du voyage, le cinéaste nous fait entendre les propres mots de l’artiste à travers ses lettres, ses journaux intimes et ses confessions privées. Elle commente : « J’ai aimé l’aspect onirique qu’il emprunte à certains endroits, en suivant le fil rouge de ce que je pense être l’imagination de Frida Kahlo. Un monde onirique et sans limites. »

Il est aussi passionnant d’entendre la photographe mexicain Graciala Iturbide, raconter comment elle plongea dans l’intimité de la peintre quand elle pénétra cinquante ans après sa mort dans la salle de bain de la Casa Azul où Diego Riviera avant entassé ses affaires personnels, notamment ses corsets qui lui permettaient de vaquer malgré ses souffrances. Une plongée dans une espèce de caserne d’Ali Baba des souvenirs personnels de l’artiste.

Si les extraits de docu-fiction, malgré quelques belles séquences, sont un peu redondants parfois, notamment les images de danse symbolisant la manière dont l’art permettait à Frida de s’évader d’un corps si douloureux, ce documentaire est tout à fait passionnant. Et certaines images, comme celle de ses funérailles, où une vraie ferveur anime les participants quand Diego Riviera ne peut masquer son chagrin, sont vraiment frappantes, tant on sent comment, de son vivant déjà, Frida fut une grande figure du monde artistique mondial.

Laisser un commentaire