Une rêverie nourrie par la psychanalyse

Si le suspense connaît parfois des chutes de rythme, le film ne manque pas d’atouts et la mise en scène de Fritz Lang est toujours menée de main de maître. L’homme était méticuleux et exigeant : pour la séquence d’incendie dans la vaste demeure de la fin du récit, ne voulant pas utiliser de doublures, les deux comédiens ont dû réellement affronter les flammes. Comment s’étonner après que la séquence soit saisissante de réalisme et donne le sentiment que les deux acteurs vont au bout de leur force?

Pour Joan Bennett, tourner avec Fritz Lang n’était pas une nouveauté : en 1945, ils avaient déjà travaillé ensemble sur La Femme au portrait. et s’étaient encore croisés à trois reprises: en 1941 pour Man hunt et Confirm or deny, enfin, en 1945, sur Scarlet street.

Rappelant le célèbre conte de Barbe Bleue – avec les meurtres anciens, la chambre interdite…- Le Secret derrière la porte est un opus entre le mélodrame gothique et le drame psychanalytique. Avec certaines séquences inattendues comme ce duel au Mexique entre deux hommes s’affrontant au couteau pour les beaux yeux d’une beauté locale. Un combat qui fascine Celia, presque attirée par la violence des hommes et dont le regard fixe attire l’attention de son futur mari. Un moment qui sert de déclic à cette histoire en forme de cauchemar.

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