Un western dans le Maroc moderne

Dans cet opus, mélange de western – les scènes de désert font directement penser à Sergio Leone- de film d’action à l’humour noir façon Tarentino, et d’histoire d’amour, le spectateur est confronté à un quotidien où toutes les dérives sont permis dans un climat de petites magouilles permanentes. Et le duo de comédiens principaux insufflent une belle énergie dans le moindre plan, même quand Larsen Snake, sanglé dans son costume déglingué et extravagant, est en plein manque, comme aux portes de la mort. Quant à Khansa Batma, célèbre figure du rock marocain, elle signe une composition incandescente de cette jeune femme, brisée par des viols dans sa jeunesse et qui se prostitue, mais sans jamais courber l’échine. Une femme toujours prête à se rebeller.

Si le film tire parfois un peu sur la longueur, si certaines images (le serpent symbolisant le poison de la drogue dans les veines) sont un peu attendues, il s’en dégage une vraie énergie vitale, portée par la musique originale d’Alexandre Tartière. Qui n’est pas sans offrir des résonances avec l’univers d’un Ennio Morricone. La justesse des scènes musicales tient enfin au fait qu’elles sont été saisies en « live » dans le film.

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