Un western dans le Maroc moderne

Cinéma – Actualités

Un couple qui se réfugie dans la musique pour échapper à la réalité si dure.

BURNING CASABLANCA (ZANKA CONTACT), de Ismaël El Iraki – 2h00

Avec Khansa Batma, Ahmed Hammoud, Saïd Bey

– Sortie : mercredi 3 novembre 2021

Mon avis : 4 sur 5

Le pitch ?

Rock star déchue, Larsen Snake revient dans sa Casablanca natale où il fait la rencontre explosive de Rajae, une fille de la rue à la voix d’or. Ils écument les nuits de la ville et tombent éperdument amoureux. Mais leur passion est vite rattrapée par leur passé, et le couple sauvage prend la route du désert pour échapper à ses démons.

Et alors ?

On est étonné de savoir le film tourné en l’underground de Casablanca, tant le récit échappe à toutes les images touristiques sur le Maroc. Drogue, prostitution, violences de la rue : rien n’est rose dans cette histoire d’amour sur fond de descente aux enfers. Ismaël El Iraki explique : « Ce film est une lettre d’amour et de haine à Casa. Je l’ai écrit pour tout ce que j’aime dans cette ville : ses acteurs, sa musique, les lieux que j’aime – sans me soucier d’à quel point il serait hardcore d’y tourner. » Dans le titre original, le mot « zanka » désigne d’ailleurs la ruelle des quartiers populaires où l’on peut jouer, enfant, au foot que se faire agresser !

Place sous le patronage de Jimi Hendrix, une icône à Essaouira où il séjourna l’été 1969 – et dont Larsen Snake porte le visage tatoué sur le torse – ce film rock’n’roll est le portrait d’une espèce d’extraterrestre qui revient au pays après vingt ans de dérive en Angleterre et se sent décalé dans sa ville natale, malgré le grand mix des cultures qui y règne.

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