Marcel Bluwal, mort d’un artiste de convictions

Ayant travaillé aussi pour les variétés – on lui doit la mémorable Boîte à sel, de 1956 à 1958 – ou encore Discorama – Marcel Bluwal n’a jamais marqué de sa griffe le cinéma malgré de petites incursions : Carambolages avec Louis de Funès (1963) ou Le plus beau pays du monde (1998) avec Claude Brasseur, ont reçu un accueil plus mitigé.

C’est au théâtre à partir des années 1980-1990 que l’homme signa des mises en scène remarquées, que ce soit celle du Misanthrope (1968), de Dom Juan revient de guerre (1975) ou de Les Fausses Confidences (1982). En 2008, après treize ans d’absence, il était revenu à la télévision : résolument engagé à gauche, Bluwal avait dirigé la mini-série À droite toute, consacrée à la montée de l’extrême droite en France durant les années 1935-1937, et qui évoquait la formation de la Cagoule, organisation clandestine qui voulait organiser le renversement de la République. Un opus encore remarqué qui avait reçu le Fipa d’argent de la meilleure série.

Figure emblématique du conservatoire d’art dramatique de Paris, Marcel Bluwal fut aussi un homme de transmission qui a marqué une génération de comédiens, aujourd’hui reconnus. Un artiste vraiment épris de liberté.

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