Échappant au classique film de prison – on finit parfois par oublier qu’on est dans ce monde carcéral et rien n’est vraiment dit sur le parcours des détenus-acteurs -ce film est un hymne au théâtre, à ses pouvoirs libérateurs. Et monter la pièce de Beckett, cet hymne à la soumission au temps, dans une taule semble, in fine, « naturelle ». Et ces acteurs d’un soir, dont certains sont illettrés parviennent à des résultats inespérés.
Très bien entouré (notamment par David Ayala et Lamine Cissokho entre autres), Kad Merad officie ici dans un film d’auteur mais qui devient vite une belle comédie populaire où, comme chez Molière, le rire permet sinond’éduquer du moins de faire réfléchir le spectateur…
