Sorti le 1er septembre, Un triomphe d’Emmanuel Courcol est, avec la prison pour toile de fond, une comédie sociale et populaire, portée par un Kad Merad impeccable.
Il faut attendre le générique final pour découvrir que l’histoire de Un triomphe est inspirée d’un fait réel : Jan Jönson, un comédien suédois a, en 1985, monté la pièce En attendant Godot en prison. Cela prouve ainsi que le scénario n’est pas l’œuvre d’un doux rêveur (la chute du film est d’ailleurs là pour le rappeler). L’histoire est celle d’un acteur paumé, Étienne, qui débarque en prison. Cet acteur en galère accepte pour boucler ses fins de mois d’animer un atelier théâtre en prison du côté de Lyon. Surpris par les talents de comédien des détenus, il se met en tête de monter avec eux une pièce sur la scène d’un vrai théâtre. Commence alors une formidable aventure humaine. Inspiré d’une histoire vraie.
Dans ce personnage d’un acteur aussi déterminé qu’en souffrance, Kad Merad fait des merveilles et sa prestation dans la séquence finale fonctionne à merveille. Alors que sa vie professionnelle est en mode pause – il est « condamné » à faire des animations de groupe en entreprise – il va en prison découvrir les raisons de se surpasser dans ce monde si codifié qu’il découvre. De fait, il va parvenir à force tous les blocages administratifs pour mener son projet ambitieux à bien et des surveillants à la directrice, une ancienne avocate au demeurant plutôt ouverte, tout le monde finit par se plier à son désir fou.

