Espion anglais et école nazie…

Si la réalisation est classique, mêlant suspense et humour – la scène de poursuite au cœur de la fanfare dont le prof a volé le costume d’un trompettiste pour échapper à la police – si Andy Goddard réussit certaines séquences hautes en couleurs (comme celle où les élèves chantent un hymne allemand dans l’escalier ou attendent l’avion qui doit les exfiltrer), l’histoire est parfois peu vraisemblable. On a du mal, par exemple, de croire que le flic anglais, retourné par les nazis, tire si mal. Ou que Thomas Miller puisse tenir le coup et courir aussi longtemps sans s’écrouler de fatigue dans un champ.

Pour autant, les détails montrant un cours de gymnastique qu’aurait adoré filmer Leni Riefensthal ou les séquences où l’on voit l’embrigadement des jeunes filles pour l’idéologie nazie et fière d’exhiber l’écusson de leur école où la swastika est voisine de l’Union Jack, témoignent d’une époque trouble, juste avant le déferlement nazi sur l’Europe. Et c’est cette partie là qui sauve ce film d’espionnage dont le final ne casse pas la baraque !

Par ailleurs le casting est solide en diable et l’on retrouve toujours avec plaisir Judi Dench dont le jeu est un régal de finesse. Quant à Eddie Izzard, il tient le récit de bout en bout.

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