Festival
Présidé cette année par Nicole Garcia, le Festival du film d’Angoulême 2021 a couronné à deux reprises Une histoire d’amour et de désir, de Leyla Bouzid. Zoom sur les principaux films primés.
Le Valois de diamant et celui de l’acteur pour Sami Outalbali : Une histoire d’amour et de désir, de Leyla Bouzid n’a pas fait le détour par Angoulême pour rien. Le film avait déjà fait la clôture de la Semaine Internationale de la Critique au dernier Festival de Cannes.
Le pitch ? Ahmed, 18 ans, est français d’origine algérienne. Il a grandi en banlieue parisienne. Sur les bancs de la fac, il rencontre Farah, une jeune Tunisienne pleine d’énergie fraîchement débarquée de Tunis. Tout en découvrant un corpus de littérature arabe sensuelle et érotique dont il ne soupçonnait pas l’existence, Ahmed tombe très amoureux de cette fille, et bien que littéralement submergé par le désir, il va tenter d’y résister. La réalisatrice a voulu filmer un jeune homme bridé dans l’expression de ses sentiments amoureux. Elle déclare : « Un jeune homme timide, littéralement submergé par le désir mais qui y résiste. Un jeune homme de culture arabe, parce que c’est la culture que je connais le mieux, qui doute, qui a des fragilités, qui n’assume pas ses élans de vie ». Le public pourra découvrir ce film très vite : il sort en salles le mercredi 1er septembre.
Autres films remarqués durant le Festival : La Vraie Famille, de Fabien Gorgeat qui reçoit le Valois du jury et celui de l’actrice décernée à Mélanie Thierry. L’histoire ? Anna, 34 ans, vit avec son mari, ses deux petits garçons et Simon, un enfant placé chez eux par l’Assistance Sociale depuis l’âge de 18 mois, qui a désormais 6 ans. Un jour, le père biologique de Simon exprime le désir de récupérer la garde de son fils. C’est un déchirement pour Anna, qui ne peut se résoudre à laisser partir celui qui l’a toujours appelée « Maman ».
Deux prix encore pour La Nuit des rois, de Philippe Lacôte, qui sortira le 8 septembre : Valois de la mise en scène et Valois de la musique). L’histoire ? Dans la MACA d’Abidjan, l’une des prisons les plus surpeuplées d’Afrique de l’Ouest. Vieillissant et malade, Barbe Noire est un caïd de plus en plus contesté. Pour conserver son pouvoir, il renoue avec le rituel de “Roman”, qui consiste à obliger un prisonnier à raconter des histoires durant toute une nuit.
Mon légionnaire, de Rachel Lang repart aussi avec deux trophées : celui de l’actrice pour son interprète principale décédée, Ina Marija Bartaité et celui du scénario. Le film sortira le 6 octobre prochain.
Pour finir, Boite noire de Yann Gozlan, avec Pierre Niney reçoit le Valois du public. Dans les salles le 8 septembre, ce film est une enquête au cœur de l’aviation civile. Le pitch ? Que s’est-il passé à bord du vol Dubaï-Paris avant son crash dans le massif alpin ? Technicien au BEA, autorité responsable des enquêtes de sécurité dans l’aviation civile, Mathieu Vasseur est propulsé enquêteur en chef sur une catastrophe aérienne sans précédent. Erreur de pilotage ? Défaillance technique ? Acte terroriste ? L’analyse minutieuse des boîtes noires va pousser Mathieu à mener en secret sa propre investigation. Il ignore encore jusqu’où va le mener sa quête de vérité.
Un palmarès, on le voit, très ouvert et curieux de tous les genres.

