Le hic, c’est que, malgré une connaissance certaine du terrain, des relais au plus haut niveau de l’état – il sniffe même de la cocaïne avec un président un brin caricatural dans une fête arrosée – Fuster se retrouve vite dépassé par une sordide réalité et des enjeux qui le dépassent largement.
Plus que les scènes d’actions – au demeurant bien filmées mais sans de vraies surprises – c’est plutôt dans la description du quotidien de cette Guinée équatoriale (seul pays d’Afrique où l’on parle l’espagnol – que le film est touchant, notamment quand Fuster débarque dans Black Beach, cette prison connue pour sa brutalité et qui ressemble à un mouroir étatisé. De même sa situation affective offre quelques pistes narratives intéressantes.
Pour son second long métrage, Estaban Crespo mêle habilement le thriller au drame, s’appuyant sur des seconds rôles solides comme Candela Peña, qui joue l’amie engagée de Fuster, et que l’on a déjà vue chez Pedro Almodóvar. Un film efficace.
